Adapter les services de planification familiale en temps de crise : Une clinique mobile à Sao Tomé

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Un an après le début de la pandémie de la COVID-19, l’accès aux méthodes modernes de contraception a été perturbé pour près de 12 millions de femmes, ce qui a entraîné 1,4 million de grossesses non désirées en raison des mesures de confinement et de restriction des déplacements, de l’interruption des chaînes d’approvisionnement, des ruptures de stock et de la saturation des établissements de santé.

Sao Tomé-et-Principe, comme la plupart des pays du monde, a imposé des mesures restrictives pour freiner la propagation de la pandémie. Ces mesures comprenaient des restrictions de mouvement, des confinements et des couvre-feux, qui ont considérablement limité l’accès de la population aux établissements de santé, notamment aux services essentiels de santé sexuelle et reproductive (SSR). Cela a été particulièrement difficile pour un petit pays comme Sao Tomé-et-Principe, dont la population est estimée à 223 364 habitants et dont le taux de fécondité est élevé (93 naissances pour 1 000 jeunes femmes âgées de 15 à 19 ans)[1].

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Les populations les plus durement touchées à Sao Tomé-et-Principe pendant la pandémie de la COVID-19 étaient les populations les plus vulnérables n’ayant accès à aucune structure de santé, et qui, même en l’absence de pandémies et d’autres calamités, sont déjà pénalisées par un accès limité à des services de santé reproductive de qualité. Ces populations comprennent les femmes et les filles, les jeunes, les travailleurs du sexe, les personnes qui utilisent des drogues, les communautés transgenres, les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH), les personnes vivant avec le VIH et les communautés de pêcheurs. La COVID-19 a également augmenté le risque et l’incidence des cas de violence sexuelle et sexiste, principalement contre les femmes et les filles, augmentant ainsi leur vulnérabilité.

Outre les restrictions liées à la COVID-19, l’accès limité aux services de santé sexuelle et reproductive est également dû à un manque de compréhension et à la réticence des professionnels de santé à fournir des services par peur des infections, à la fermeture de certains établissements de santé dans les communautés, et à la baisse des revenus des familles, ce qui signifie que les populations ont un pouvoir d’achat très faible pour prendre en charge des soins de santé.

Face à cette situation, l’Associação Santomense para Promoção Familiar (ASPF), l’association membre de l’IPPF dans le pays, en étroite collaboration avec ses partenaires, ses volontaires, ses pairs éducateurs et ses agents de santé communautaires, a intensifié son « approche de clinique mobile » pour desservir les populations les plus vulnérables et les plus difficiles à atteindre directement dans leurs communautés.

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[1] Partenariat mondial pour l’éducation, 2020